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La première fois

« Celui-là, il me le faut absolument !
- J’y vais !
- Toi ? Tu est trop jeune, tu dois encore apprendre Nolwen.
- Mais père…
- Ne discute pas mes ordres, regarde et instruit toi, Willow ira. »

Nolwen n’avait jamais eu le droit de chasser. Toujours regarder, jamais agir. Il faut dire que son père, Achka, l’avait, depuis sa naissance, considéré comme un enfant fragile ne savant rien faire de ses mains. Un jour, il avait même ramené à la maison, un pigeon le brandissant comme un trophée, mais Cressidia, sa mère, le disputa en lui disant qu’il était incorrigible. Comment pouvait il leur faire comprendre qu’il était prêt ?

Ce soir là, ils rentrèrent et comme d’habitude, Achka venta les mérites de sa fille auprès de Cressidia.

« Je suis fière de toi ma fille, dit elle, tu verra quand tu sera grande…
- Je veux chasser, interrompis Nolwen.
- Ce petit voudrait déjà y aller, à son âge ? C’est trop dangereux, dit Cressidia.
- Premièrement je ne suis pas petit et deuxièmement je me sens prêt.
- Il ne faut pas se sentir prêt, répliqua Achka, il faut l’être !
- Je le suis !
- D’accord, tu iras, demain, avec moi, répondit son père.
- Quoi ! Tu n’y pense pas, s’affola Cressidia, il ne va pas y arriver, il pourrait se faire mal !
- Ouais, fit Willow, il vas sûrement ce tromper de cible !
- J’ai décidé quelque chose, cria Achka, je veux que vous m’obéissiez ! »

Le lendemain, il sortirent, tout deux, et allèrent au parc du centre ; ils se cachèrent derrière un buisson, en attendant.

« Merci de me faire confiance, dit Nolwen.
- Oui, alors ne me déçoit pas. Celle-ci sera parfaite pour ta première foi ! »
Nolwen sorti de la haie, la lune éclairait la cible d’une beauté incomparable, il lui sauta dessus et la mordit de ses canines acérées.

Deux filets de sang coulèrent le long du cou de la jeune fille, son goût était exquis, beaucoup plus que celui d’un lapin, d’un cochon ou même d’un pigeon.

Après que Nolwen eu fini d’absorber toute la substance pourpre de ce corps sans vie, il laissa derrière lui une fille blême aux yeux exprimant la terreur.

Ce soir là, il se coucha, dans son cercueil, en pensant qu’il l’avait enfin fait.



Ecrit dans le cadre d’une rédaction en DS de troisième avec pour sujet « Rédiger un texte où un enfant essaye de convaincre des adultes qu’il est capable de faire quelque chose », note de 5/20 pour hors sujet plus entrevue avec la prof qui conseil de lire des livres sur les scouts

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